FAST FOOD FASHION

 

Coucou toi

Bonjour, welcome back à notre deuxième blog. C'est quand même assez évident de quel sujet nous allons parler cette fois-ci; FAST FASHION. C'est un sujet dont nous avons déjà parlé et parlé à maintes reprises, on se répète on le sait mais c'est justement parce que c'est encore problématique dans le monde et il y a encore de l'amélioration à apporter. Dans le fond c'est simple, nous continuerons d’en  parler tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'égalité, justice et que l'industrie de la mode n'aura pas pris ses responsabilités. Lets go!

FAST FASHION

En quelques mots, le ‘’fast fashion’’ c'est le business modèle qui consiste à renouveler les collections de vêtements le plus souvent possible et le plus rapidement possible de la le ‘’fast’. C’est le concept de recopier, ou recréer pour certains, les créations des défilés de mode haute couture dernière tendance le plus rapidement possible dans des tissus et matériaux de plus basse qualité au prix le plus bas. 

On peut comparer le ‘fast fashion’’ au ‘’fast food’’; c’est rapide, accessible, pas cher, bon goût, comfort food et populaire. Mais ce n’est pas bon pour la santé, ce n’est même pas nutritif, les ingrédients sont néfastes et chimiques,pas frais et souvent nous ne connaissons même pas  la provenance des produits.

 Les vêtements de mode rapide sont faits pour durer que quelques dizaines de jours pour que le consommateur ait le besoin et l’envie de retourner magasiner. 

Cheap cheap cheap cheap et cheap.

 

PRODUCTION LOCALISÉ OU DÉLOCALISÉ

 Il y a plusieurs caractéristique qui font que le Fast Fashion is wrong on so many levels, nous allons les décortiquer en live ici. Partir en entreprise , une compagnie, investir, financer, devenir partenaire, faire un plan d'affaire, choisir un produit etc, ce sont tous des étapes importantes et encore ''inoffensives'' si on peut le dire comme ça. La première étape, là ou ca devient ''wrong'', c'est du moment où l'entreprise doit décider quel type et le lieu de leur production. La sélection se fait (habituellement) autour de la qualité/prix, mais malheureusement il y a beaucoup d'entreprises qui vont finalement se baser seulement sur le prix. 

C'est simple, plus les prix de main d'œuvre sont bas, plus les compagnies font de profits. Il y a littéralement une compétition féroce entre les usines de textile à voir qui offre le meilleur prix par vêtement, le plus bas que c’est, le plus que les compagnies multinationales sont intéressées. Il y a même des compagnies qui vont jusqu'à manipuler et négocier encore plus pour baisser le prix de la main d'œuvre. Quand une entreprise décide de faire affaire avec une manufacture dans un pays sous-développé, elle va, en général, à 95% du temps payer vraiment moins cher que s'ils avaient choisis une production locale. La production locale exemple au Canada coûte naturellement plus cher car il y a des règles ici qui protègent les travailleurs, ils ne peuvent tout simplement pas être exploités. Il y a beaucoup de pays sous-développés qui n'ont pas ou presque pas de réglementation et de lois qui protègent les travailleurs. Ce genre de production à petit prix ressemble à une aubaine pour les grandes compagnies pourtant les travailleurs de l’industrie du textile sont ceux qui en payent le prix.

''C'est un secteur où il y a une violation massive des droits humains au travail : des salaires bien trop bas pour permettre une vie digne, des horaires très éloignés des normes fixées par l’Organisation internationale du Travail, de la maltraitance au travail et une forte répression syndicale, comme c’est le cas au Vietnam, au Bangladesh ou au Cambodge.''  −cite Camille Dufetel dans son article: Fast fashion : “C'est un secteur où il y a une violation massive des droits humains au travail”. 

Le phénomène des ''sweatshops'' est une réalité qu'il faut arrêter d'ignorer. 

       

SWEATSHOPS

Les ''sweatshops'' traduit au français veut dire; atelier de misère. Ce sont des usines de textiles engagés en sous-traitance par des compagnies (souvent américaines et européennes) tel que;

Zara: Amancio Ortega Gaona, Rosalía Mera -Espagne, 

H&M: Erling Persson- Suède

Primark: Arthur Ryan- Irlande

Gap: Donald: Fisher, Doris Fisher- USA

Fashion Nova: Richard Saghian- USA

Forever 21: Do Won Chang- USA

Pretty little things: Umar Kamani- UK

Shein: Chris « Sky » Xu

Top Shop: Tina Green- UK

Urban Outfitters: Richard Hayne, Scott A. Belair, Gabriel Tham-Morrobel- USA

 

Ces usines n’ont aucune éthique et vont faire travailler leur employés dans des conditions insalubres, dangereuses et non-conformes. Ils seront entassés le double de la capacité permise pour avoir le plus de production possible. De là la catastrophe de la Plaza Rana, l’édifice industriel textile qui s’est effondré en 2013 au Bangladesh et qui a fait plus de 1130 morts et 2500 blessés.     

     

Les employeurs vont jusqu'à forcer les employés à travailler du matin au soir et les paieront seulement 10$ par jour... exactement oui, ce n’est pas équitable et c’est en fait de l'exploitation. 

 Dans les pays offrant le ‘’plus haut’’ salaire minimum mensuel pour les employés de l’industrie du textile il y a la Turquie avec 3110 livre turques ce qui équivaut à 371$. Pourtant le salaire  minimum mensuel est de 4309 livres turques ce qui équivaut à 514$ par mois. Déjà là, il y a un gap entre le salaire minimum et le salaire de la main d'œuvre de l’industrie du textile. 

Dans les pays ayant le plus bas salaire minimum, il y a le Bangladesh avec 85 euros par mois ce qui équivaut à 103$ par mois et qui est déjà plus élevé que le salaire minimum général au pays. C’est une bonne nouvelle pour le combat contre le fast fashion mais il faut quand même se le dire que le Bangladesh a encore du chemin à faire comme beaucoup d’autre pays;



SALAIRE ET COÛT DE LA VIE MENSUEL

SALAIRE TEXTILE

SALAIRE MINIMUM

COÛT DE LA VIE

TURQUIE

3 110 livres turques/ 

371$ canadien

4 309 livres turques/

514$ canadien

6 850 livre turques/ 

972$ canadien pour subvenir à une famille

BANGLADESH

8 000 taka/

103$ canadien

6 000 taka/ 

85$ canadien 

37 661 taka/

5364$ canadien

pour subvenir à une famille

 

C’est sans parler de lesclavage de l’industrie de la mode tel que les ouighours, les manufactures de fashionnova en californie et encore beaucoup d’autres. C’est un mot qui semble venir des années 1800 mais non il y a encore de l’esclavagisme et ce même dans les pays développés. Mais c’est un sujet que nous explorerons plus en profondeur dans un prochain blog.

CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES

 On ne peut pas pas parler de la pollution quand on parle de ‘’Fast Fashion'', littéralement c'est un synonyme de: IMPACT ENVIRONNEMENTAL.

 

L’industrie de la mode produit environ 1,2 milliards de tonnes de co2 par année

Petit exemple bien simple de comparaison en moyenne basée sur 1 an;

 

Véhicules: 4,2 milliards de tonnes de co2 

Aviation: 660 millions de tonnes de co2

Maritime: 940 millions de tonnes de co2

Bovine: 8 millions tonnes de co2 (125 kilos)

Famille de 4: 37,2 tonnes de co2

Posons nous la question, pourquoi l’industrie de la mode émet autant de gaz à effet de serre? En résumé short and sweet;

- Pollution des eaux: nos cours d’eaux sont pollués avec les produits que les compagnies utilisent pour modifier les vêtements qui sont; chimiques/toxiques/cancérigènes. Il y aussi les teintures et toutes les microfibres/microplastiques qui sont relâchés des vêtements à chaque brassés de lavage

   

 - Émissions de co2: 1,2 milliards de tonnes d’émissions de co2 ( et le plus plate dans tout ça, ce sont les pays sous développés ou les usines sont basés qui voit leur qualité d’air se dégradé)
 
- Déforestation: plus de 100 millions d’arbres sont abattus chaque année pour en faire du tissu. 
 

- Décharge: il y a beaucoup trop de vêtements qui finissent aux décharges (wtf un vêtement ce n’est pas biodégradable hellooooo). Les décharges uniquement destinées aux vêtements prennent plus de 125 millions de mètres cubes chaque année. Laissez moi ajouter qu’un vêtement peut prendre entre 4-5 mois pour se décomposer quand c'est un vêtement fait à partir de fibre naturel comme le coton (tshirt, pantalon)  mais ca peut aussi prendre jusqu'à 200 ans quand c’est un vêtement fait à partir de fibre synthétique comme le spandex/lycra/elasthanne ( vêtement de sport). 

 

- Fibres naturelles ou synthétiques: la culture du coton nécessite 20 000 L d’eau pour un kilo de coton ce qui veut dire qu’un t-shirt de 250 grammes nécessite environ 2 500 litres d’eau; un jean de 800 grammes nécessite 8 000 litres rien que pour l’irrigation. De plus, la culture des fibres naturelles végétales tel que lin,chanvre,coton,nécessite énormément d’eau, pesticides et insecticides. 

 ‘’Ces produits nocifs diminuent la fertilité des sols, ce qui signifie que de plus en plus d’eau et d’engrais chimiques sont requis. Ils entraînent aussi une perte de biodiversité en tuant plusieurs espèces de plantes, d’animaux et d’insectes. Aussi, l’irrigation des champs mène parfois ces produits chimiques directement vers les cours d’eau. Puisque les fibres de coton sont imprégnées de ces produits chimiques, les producteurs textiles doivent les laver en profondeur et utiliser des quantités astronomiques d’eau et ironiquement d’autres produits chimiques pour décontaminer les fibres.’’ Gaia et Dubos -2015

 Sinon pour ce qui est de la production de fibres synthétiques à base de pétrole tel que polyester, élasthanne, acrylique, spandex, viscose etc: ces fibres nécessitent également beaucoup d’eau et relâchent énormément de microfibres.




Pour conclure en bonne et due forme, le ''Fast Fashion'' est extrêmement néfaste pour l’humanité, l'environnement et pour notre futur. À quelques part il y eu un manque d'humanité et une soif maladive d'argent. Tant et aussi longtemps qu'il y a de largent en jeux, ces géants du Fast Fashion tel que Zara, H&M et Fashionnova pour ne nommer que ceux la, n'arrêteront pas leur activités. Beaucoup de gens croient que les actions individuelles ne fonctionnent pas. Par contre l'union fait la force et quand la société s'uni ensemble pour dénoncer, boycotter et pointer du doigts, il y des résultats. Ces compagnies ont besoin de nous pour continuer à rouler et du moment qu'ils ne nous ont plus, ils devront fermer leur porte ou modifier leur facon de travailler. Nous avons tous mille et un problème. Mais il est important de se questionner et revoir nos habitudes de vies. Adopter un mode de vie sain et respectueux des autres ce n'est pas aussi difficile que ca en a lair. 

Bisous bious 

À la prochaine xxx

BLOOMING 

 

 

 

 

 

 

 

 


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